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Quel héritage industriel pour le renouveau du quartier Grandclément aux horizons 2026 ?

Camille Jean-Baptiste

Le quartier de Grandclément a été depuis la fin du 19ème siècle et jusqu’au milieu du 20ème siècle un territoire à forte dominante industrielle. Le déclin progressif des industries dès les années 60 a laissé place à un quartier dévitalisé, et comme figé dans son temps. De nombreuses friches industrielles sont encore à l’abandon laissant transparaître les derniers vestiges d’une époque industrielle révolue. Aujourd’hui au centre des préoccupations de la ville, le quartier fait l’objet d’un grand projet de rénovation. Le cabinet architecte urbaniste Michelin (ANMA) associé à la métropole de Lyon a d’ores et déjà commencé l’élaboration d’un plan guide venant définir les axes structurants du projet urbain pour les dix prochaines années. Les grandes orientations sont tracées et ce ne sont pas moins de 45 hectares qui vont passer entre les mains d’experts urbanistes et architectes pour façonner le paysage urbain de demain. La volonté apparente de conserver d’anciens bâtiments industriels en souvenir d’un quartier ouvrier offre une excellente occasion d’interroger le passé industriel de la ville.

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Des logements ouvriers à Villeurbanne : l’ilôt urbain de la rue Flachet

Aliénor Wagner-Coubès

Dans le cadre de mon mémoire de recherche, je m’intéresse à l’histoire urbaine et sociale de Villeurbanne à travers l’étude d’un ensemble d’immeubles construit rue flachet (du numéro 2 au numéro 22) à la fin des années 1920 à l’initiative des patrons de l’usine Gillet.

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La mémoire et son collectif

Benjamin Tremblay

Qu’est-ce que la « mémoire collective » ? D’ordinaire, la question ne se pose pas. On l’imagine comme une sorte de réservoir de souvenirs partagés, comme une boite à passé renfermant des traditions, des personnages, des objets, des symboles qui se transmettraient « de génération en génération », « au fil du temps ». Elle se distinguerait de l’histoire, parait-il, de par son caractère « capricieux », « volatile » : elle serait sujette à tous les « abus », à toutes les « manipulations ». De là les dénonciations des supposés « mésusages du passé ». De là les soulèvements des historiens face à un supposé « devoir de mémoire » : la mémoire, nous disent-ils, est trop alambiquée et passionnée pour ne pas être suspecte. De là, encore, cette poésie ordinaire qui nous décrit une société et son « inconscient », ses « refoulements », ses « oublis », son « surmoi ».  Tout se passe donc comme si la mémoire collective était un fait, avec son existence objective, ses lois, son caractère, ses principes, son histoire ; comme si on pouvait en faire un portrait psychologique. Pour l’essentiel, les analyses de « la mémoire collective » sont donc des propositions cliniques qui visent en dernier lieu à suggérer des thérapies débouchant sur une hypothétique « juste mémoire ». On voit à quel point la science tend, sur cette thématique, à se confondre avec la politique.

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Migrantes africaines à Villeurbanne : Quelles (re)compositions familiales en situation migratoire ?

Nadia Mounchit

« Tous venus d’ailleurs, tous devenus d’ici » aime-t-on se dire à Villeurbanne. La ville s’est vue traversée et façonnée par différentes vagues migratoires. Les immigrations italienne, espagnole, arménienne, portugaise, juive, algérienne et celles qui leur succèdent continuent de marquer le territoire villeurbannais dans ses formes et son identité. Parmi les dernières, figure une émigration depuis l’Afrique subsaharienne qui reste à mieux connaître.

Ainsi, cette thèse en sociologie propose de mettre la lumière sur cette composante de l’immigration à Villeurbanne et en particulier sur les femmes qui y prennent part. Ces dernières pèsent de plus en plus dans la composition de l’immigration africaine en France et leurs histoires se sont vues par ailleurs quelque peu occultées par la primauté accordée au prisme masculin dans l’étude des migrations.

Les questions posées sont tournées vers la sphère privée des relations familiales et en particulier, conjugales. En France, les émigrantes africaines ne retrouveront pas les mêmes façons de « faire famille » que celles qui faisaient sens au sein des diverses sociétés de départ comme, par exemple, le poids qu’a la famille élargie ou l’importance accordée à l’institution matrimoniale qui est très valorisée en Afrique sahélienne. Dès lors, comment, dans ce contexte migratoire, le couple et la famille vont-ils s’inventer, se bâtir, se renégocier ? Quelles recompositions la migration amène-t-elle dans les vies conjugales et familiales de ces migrantes, qu’elles aient quitté leurs pays seules ou dans le cadre d’un regroupement familial ? Il s’agira alors d’aller à la rencontre de ces femmes afin de recueillir leurs histoires, leurs expériences, leurs représentations.

Nadia Mounchit, doctorante en sociologie, Centre Max Weber,Université Lumière Lyon 2.